première Créolite:

 

Les marins sont venus un jour lointain de Samoa, leur île mère et, qui les a envoyé ce jour pour qu'ils entrent dans le foyer, à pas relevés, l'enjambée est de grande envergure, les pas de géants qui traversent les contes (de fées) et amarrent le temps d'une retrouvailles, d'une réjouissance fédérée autour de la table de billiard.

Leurs chaussures lourdes remplies par les zestes du travail et, alourdies par les ondulations incessantes des énergies de la traversée de la mer, laissant aimanter leurs corps sur cette terre, une terre unique, une terre sans lieu, sans frontière ni possession, une terre-univers, et cette même terre qu'ils ont emmenée de si loin et, ce sont ces chaussures de ses marins-mécaniciens de bord qui visualisent la charge de magnétisme, qui leur était confiée dans la confiance du tout un monde - par l'attitude dans les mouvements de leurs porteurs, les énergies des alizés et flots et nuages, de la brume, du grondement de tonnerre qui incise la lumière, de tous ceux qui sont éphémères et invisibles comme

les génies,

leur puissance va partout à la fois sur le navire métallique qui les cuve et les garde afin de les affranchir sur la terre retrouvée à travers cette boule renforcée - metàlica – et qui était crée pour la cause d'émanciper cette volupté de la création de la pensée, enrobée au bout des doigts de pieds, à l'endroit où elle est censée protéger la chair de ces corps ronds d'énergies, de ces porteurs de ce calme qui vague sur leurs corps et les attend au bout de la traversée avec une sérénité qui ressemble à l'éternel.

 

 

 

 

 

 

2015